Chapelle de Notre-Dame de Doucé

La Chapelle de Notre-Dame de Doucé, à 1 km 400 du bourg en direction de la Chapelle-au-Riboul se trouve, sur la gauche, un surprenant petit village à la renommée de plusieurs siècles : une petite chapelle légendaire, quelques maisons…

Rien ne laisse supposer que ce village ait pu avoir autrefois le nom de “bourg” et, jusque vers les années 1950, sa fête locale et ses pèlerinages. La chapelle de Doucé est parmi les plus anciennes de la région. L’édifice que nous pouvons voir aujourd’hui, date de 1852, date de la dernière modification du lieu. La première chapelle pourrait avoir été construite dès le XIe siècle.

Deux légendes émaillent l’histoire de Notre Dame de Doucé.

Une association a procédé, depuis 2009,  à d’importants travaux de rénovation judicieusement réussis (rénovation de la toiture, réfection de la façade, création d’un parvis accessible handicapé, réfection de l’éclairage et divers travaux d’assainissement). Elle abrite un statuaire classé et des expositions temporaires (aujourd’hui sur les Vierges à l’enfant et à l’oiseau). Elle fait toujours l’objet d’un culte suivi. Elle sera prochainement accessible par déambulation douce (piétonne ou cycliste) à partir du musée.



Intérieur de la Chapelle
Autel avec au-dessus
la 1ère des légendes
en peinture et sur le
bas-relief de l'autel
la seconde légende
 Arrière de la Chapelle

Arrière de la chapelle,
probablement la partie
la plus ancienne
de cette chapelle

 

1ère légende

Un riche seigneur de la région a laissé femme et enfants pour participer à l’une des croisades (1096-1270) en Palestine : le but était de sauver les lieux saints, face à La Chapelle de Doucel’islam.
Malheureusement il tombe aux mains des musulmans. Il est promis à une mort certaine. Il se souvient alors de Notre Dame de Doucé si proche de chez lui et malgré la distance la prie avec une immense ferveur, en lui montrant ses chaînes. Oh prodige ! Les chaînes tombent. Il trompe la surveillance, prend la fuite et peut rejoindre sa famille, son pays. Sa première démarche, c’est d’offrir à Notre Dame de Doucé ses chaînes.

2ème légende

Une bande de condamnés au bagne est passée près de la chapelle de Doucé. Ils sont entravés avec de lourdes chaînes et souvent même enchaînés les uns aux autres. A la faveur d’une halte près de la chapelle, un des forçats n’ayant jamais pu faire admettre son innocence s’adresse avec la force de désespoir à Notre Dame de Doucé. Elle entend sa prière. Ses fers tombent. Profondément émus par ce fait, ses geôliers le libèrent et le forçat offre bien sûr ses chaînes à Notre Dame. L’histoire de Notre Dame de Doucé pourrait être longue de ceux qui l’ont implorée pour être libérés, réconfortés ou qui se sont réfugiés dans sa main comme la tourterelle. De nombreuses plaques témoignent de leur reconnaissance à la Vierge. Une célébration à la Vierge de Doucé a lieu, chaque année, le 15 août.
Une occasion de voir les chaînes fixées au mur !